Samedi 6 septembre 2008

Pour ce week-end de rentrée, nous nous retrouvons à l'abbaye de Daoulas. Il s'y tient une exposition sur les berbères.

Nous devions être huit, mais une blessure accrobranchiale a immobilisé et retenu deux de nos comparses.

Quatre filles, deux gars, l'équité est retrouvée.

A Daoulas, les grains se succèdent sans répit, nous trouvons refuge au Paul arts café. Un endroit sympa où le patron prend le temps de vous accueillir, de vous renseigner et de vous trouver un bon plan pour la soirée. Ainsi, la piste du Kig ar far s'envole pour la piste de danse bretonne et grillades à la salle des fêtes de Daoulas.

En attendant, pour pouvoir pique-niquer à l'abri des fureurs de la météo, nous squattons un immense arrêt de bus. Puis, entre deux gouttes, nous parcourons les jardins médicinaux de l'abbaye. Nous finissons par nous réfugier dans les bâtiments pour parcourir les salles consacrées à la civilisation berbère.

Lorsque nous ressortons, le temps s'est assagi. Nous prenons le sentier littoral qui longe la rivière de Daoulas pour une petite ballade d'une huitaine de kilomètres.

Nous rejoignons la salle communale pour un dîner-spectacle (chants bretons, chants de l'Italie du Nord) avant que Catherine et Marie-Pierre se lancent dans les Andro, gavottes et fisels.

Nous accompagnons, visuellement, nos danseuses dans leurs rondes effrénées car nous ne voulons, en aucun cas, nous joindre à elles pour troubler, par nos maladresses, l'harmonie de leurs pas.

En pleine nuit, nous rejoignons le gîte d'étape de Landévennec. Nous rentrons à pas feutrés, de peur de réveiller d'autres randonneurs, lorsque nous constatons que nous sommes les seuls occupants du site. Nous faisons le tour du propriétaire pour découvrir un gîte entièrement refait, avec des chambres de trois ou quatre lits, des sanitaires impeccables et une immense cuisine.

 

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Dimanche 7 septembre 2008

C'est une journée de rando avec départ du gîte et boucle autour de Landévennec. Nous descendons le bourg en direction du cimetière marin. Les murs qui entourent l'église et les sépultures baignent dans l'Aulne maritime.

Le sentier balisé GR et PR jaune grimpe vers la route départementale, puis replonge, à travers la forêt, vers le trait de côte. Grâce au GPS, nous trouvons une sente qui permet de rejoindre le village de Lescuz. La pente est généreuse, la terre détrempée se transforme rapidement en véritable patinoire. Il faut s'accrocher au tronc et aux arbres qui jalonnent le parcours pour arriver à bout du raidillon. Une glissade, des fous rires, le souffle court, enfin nous abordons une allée forestière dégagée. Des bruits de klaxon résonnent à nos oreilles, nous pensons à des chasseurs. Il n'enest rien, car l'homme essaie de rappeler sa compagne qui est partie à la cueillette des champignons. Lui-même, mycologue chevronné, nous montre son panier où diverses espèces comestibles se côtoient. Après avoir reçu quelques rudiments sur la toxicité des champignons, nous reprenons notre périple en suivant le balisage jaune. L'heure du repas approche, les signaux de famine se font de plus en plus pressants. Nous posons nos balluchons à l'entrée d'un champ. Chacun sort ses victuailles et profite du soleil généreux pour se restaurer dans un cadre bucolique. Nous traversons la presqu'île de part en part pour retrouver un autre méandre de l'Aulne. Le sentier longe, dans les bois, la sinuosité de la rivière. Malheureusement, le feuillage des arbres nous cache, en grande partie, la vue sur les rives du fleuve. Lorsqu'une ouverture se présente, les panoramas sont saisissants, sur le pont de Térénez, sur la rivière et même si des incertitudes subsistent encore pour certaine, sur le Ménez-Hom.

Puis nous nous enfonçons, à nouveau dans la forêt, où les ajoncs et les bruyères en fleurs marquent la toile paysagère de touches de couleurs éclatantes.

En approchant du village de Landévennec, les arbres disparaissant, la vue sur l'Aulne devient panoramique.

Nous en profitons pour faire une petite pause goûter, au pied du cimetière à bateau militaire, avant de rejoindre le centre bourg et boucler nos dix huit kilomètres.