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Nos ancêtres n'ont pas attendu le rendez-vous de Copenhague pour maîtriser la récupération d'eau de pluie. Ainsi l'été dernier, lors de nos pérégrinations, nous avons pu admirer quelques ouvrages d'art consacrés à cette pratique.

En Lozère, sur le causse noir, où l'eau s'infiltre rapidement dans la roche calcaire de ces vastes plateaux pour aller grossir des rivières souterraines qui déboucheront dans les gorges, les habitants des hameaux dispersés ont façonné des demi-coupoles inversées en lauzes. Ainsi l'eau est recueillie dans un abreuvoir de pierre pour faire boire les troupeaux de brebis, et stockée dans un puits maçonné pour alimenter le village situé en contrebas.

Dans les Baléares, sur l'île de Majorque, entre Déia et Valdemossa, les charbonniers creusaient des citernes dans la roche afin de recueillir l'eau céleste. En effet, le brûlage du bois pour le transformer en charbon demandait une présence journalière au milieu de la forêt. La vie d'homme des bois demandait de pouvoir stocker et économiser cette denrée rare : l'eau.

Et que dire de ces immenses glacières construites en pierres sèches où, l'hiver, la neige était stockée, entassée, foulée afin qu'elle se transforme naturellement en glace. Puis, à partir du mois d'avril, découpée, elle partait à dos d'homme ou d'âne vers la capitale de l'île pour y être consommée.


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