Pointe du Cotentin du 17 au 20 mai 2012

Pour fuir la morosité météorologique ambiante en Bretagne, il semblait évident de diriger nos pas vers la Normandie.
Face à l’engouement suscité par cette destination et la difficulté de trouver un hébergement, il a fallu faire dans la facilité et réserver à l’incontournable « hôtel de la gare » à Cherbourg.
Agréable surprise, notre chambre est immense, cosy et située côté jardin. Le port et le centre ville sont à quelques enjambées. A mon grand étonnement, la ville maritime est agréable. Sa rade abrite les ports de commerce, de pêche, militaire et de plaisance. L’ancienne gare des transatlantiques est devenue la cité de la mer et permet de présenter au public toutes les facettes de la vie et des activités liées au monde des océans.
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Forme de radoub pour l'entretien des navires                                       Basilique Sainte Trinité

Cette journée culturelle, sous le signe de l’eau, aussi bien en dedans qu’en dehors, nous fait mieux comprendre l’engouement de la population locale pour les parapluies de Cherbourg.
Ainsi la ville, malgré les affres de la seconde guerre mondiale, et contrairement aux ports sous-mariniers de Saint Nazaire et de Lorient, conserve un centre ville où il fait bon flâner.

Nous profitons d’une fenêtre météo favorable pour aller découvrir la pointe de la Hague. Ce nom tant associé à l’atome ne doit pas nous empêcher de profiter des beautés naturelles du sentier douanier entre le petit port de Goury et port Racine. Ce sera le point de retour d’une petite découverte de la côte normande de 6,5kilomètres aller.
Le port de Goury abrite, dans une sorte de rotonde, le canot tous temps de la SNSM. A proximité,  le phare de la Hague, construit à partir de 1834, signale le raz Blanchard, l’un des plus fort courant d’Europe.
Le sentier débute par un cordon de galets qui isole les marais de la mer, côté terre, les prairies sont délimitées par des murets de pierres sèches, côté mer, de petites criques se succèdent isolées par des éperons rocheux.
Sur le chemin, un fieffé normand contemple le bord de mer depuis sa voiture garée en travers. Nous le retrouvons un peu plus loin, venant nourrir deux quadrupèdes à crinières. Il descend, en chaussons, de son véhicule et malgré son grand âge, 90 ans, garde l’oeil malin et l’esprit vif.  Nous découvrons, du haut du sentier, un des plus petits ports de France : Port Racine.
Deux môles en moellons protègent une vingtaine d’embarcations encordées de part et d’autre des jetées. Un retour de pêche plaisancière exubérant nous contraint à écourter notre pique-nique pour trouver un endroit plus calme.

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Il me tenait à cœur de visiter un parc botanique. Notre dévolu s’est jeté sur le jardin hommage à Jacques Prévert malgré le peu d’engouement de la jeunesse pour cette visite. Au travers d’un hectare et demi, parcouru par un ruisseau, nous découvrons, au fil des allées, des plants, des arbres ou des sculptures offerts par ses amis artistes. Ce jardin d’eau est un jardin littéraire parsemé de poèmes et de citations de Jacques Prévert.
Sur la route côtière qui nous ramène à Cherbourg, le manoir du Tourp, une magnifique ferme fortifiée, a été investi par le département de la Manche pour en faire un espace culturel. Nous apprécions les photos de François Nimal qui révèle la face cachée du monde des mares bas-normandes.

Pour cette dernière journée, nous passons du côté est de la pointe du Cotentin. Les conditions climatiques sont dignes d’un mois de novembre. Attirés comme des mouches, nous prenons la direction du phare de Gatteville, haut perché de ses 75 mètres. Il guide les navires vers les ports de Barfleur et de Saint Vaast la Hougue. Nous avons juste le temps de parcourir la petite cité de caractère de Barfleur avant de sentir les premières gouttes s’écraser sur nos têtes.
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Phare de Gatteville                                                                            Vue générale du port de Barfleur


Pour Saint Vasst, c’est une visite au pas de charge, car les gouttes se sont transformées en filets d’eau. Dépités, nous jettons l’éponge, détrempée évidemment pour retrouver une Bretagne souriante et chaleureuse. Chauvin !

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       Extrait carte IGN Géorando 1/25000ème-Trace Géolives