Imprimer

Notre itinéraire passe à proximité du parc botanique de Haute Bretagne situé non loin de la ville de Fougères.

Ce parc a été créé sur les terres du Château de la Foltière. D’une superficie de 25 hectares, nous découvrons trois ensembles de jardins : les jardins de l’Arcadie, les jardins romantiques et les jardins du Crépuscule. Ainsi la genèse, la maturité et le déclin sont représentés par une végétation représentative de la jeunesse du lieu à travers l’antiquité antique, de la plénitude au travers des poètes du XIXème et de la sénescence par l’harmonie du soir.

Les couleurs chatoyantes des azalées, des camélias et des rhododendrons se mêlent au port retombant des érables pourprés.
Les feuillages se mélangent en touches de couleurs et se reflètent dans l’eau des étangs et des mares.
09052015 DSC04692
Jardin du Soleil Levant-Plus de photos

Après plus de deux heures de déambulation dans un dédale de sentiers, de jardins, de labyrinthes, nous reprenons notre route en direction de Genêts, point de départ des traversées de la baie du Mont Saint Michel.

Nous plantons notre tente au camping de la Pérame, dans un ancien verger où les poules viennent gratter la terre à quelques mètres de notre abri de toile.

Puis nous rejoignons nos amis au bec d’Andaine pour un départ vers le Mont Saint Michel à 18 heures afin de profiter du soleil couchant et d’une visite nocturne du village.

Pieds nus, en short, nous sommes vingt-six à suivre notre guide agréé. Après un briefing sur les horaires à respecter afin de ne pas se faire surprendre par la marée, nous partons d’un bon pas vers le rocher de Tombelaine situé à trois kilomètres. Notre guide nous distille anecdotes sur anecdotes sur la vie de la baie et sur les aventures chevaleresques de Bertrand Duguesclin.

Le ciel est sombre, quelques gouttes s’annoncent et le premier grain nous arrose copieusement. Notre marche est ralentie par la viscosité et la glissance du substrat argileux. Catherine en perd ses chaussons de néoprène qui restent englués dans cette vase gluante. Puis nous traversons le lit de la rivière La Sée, qui nous permet de rincer nos pieds couvert d’une croûte grisâtre. Les passages pluvieux se succèdent, un arc en ciel envahit le ciel normand. Nous remontons nos bas de short pour franchir la Sélune, deuxième des trois fleuves qui transitent au travers de la baie. Puis nous nous arrêtons au pied du rocher de Tombelaine pour une leçon d’histoire dont notre connétable de France est le fil rouge.

La Merveille se profile sous quelques rayons solaires prometteurs. En effet, les sombres nuages se morcellent, le soleil tente quelques percées et sa lumière fait scintiller les grains de sable mouillés.

Thumbnail image Thumbnail image Thumbnail image Thumbnail image Thumbnail image

Nous franchissons le Couesnon, dont le courant assez sensible, se dirige vers la mer. L’archange Saint Michel s’illumine et c’est l’embrasement de la flèche, des ogives, des contreforts et des remparts. Le Mont Saint Michel se dédouble sur la grève où un film d’eau renvoie l’image inversée de sa beauté.

Nous le contournons vers le nord afin d’accéder à la porte des casernes. Une rampe de robinets est à la disposition des pèlerins pour doucher leurs pieds fangeux. Puis nous disposons d’un temps libre pour se sustenter. Alain a sorti de sa besace quelques verres à pied et une bonne bouteille de Saumur rouge. Nous fêtons notre traversée au pied de la Merveille.
Montstmichel
Tracé openrunner Carte IGN scanexpress1/25000ème

Au crépuscule, nous retrouvons notre guide pour une visite nocturne du village médiéval. Nous parcourons la rue principale où les touristes en masse et les boutiques de souvenirs se sont évanouis avec la tombée de la nuit.

Dans le bus qui nous ramène au bec d’Andaine, chacun somnole, en repensant aux sensations, aux couleurs, aux senteurs qui nous ont accompagnées lors de ces six kilomètres sableux.
Seuls subsistent quelques regrets de ne pas avoir pu tester les sables mouvants de la baie.

Dimanche matin, en sortant la tête de notre tente, nous découvrons, sous un ciel laiteux, une forte humidité ambiante. Nous rejoignons nos compères au bord de la baie, non loin de Dragey afin de récupérer le GR 223 en direction de Granville.

A partir de la station balnéaire de Saint Jean le Thomas, le sentier grimpe sur les hauteurs des falaises de Champeaux. Le sentier est sportif, il permet de découvrir toute la baie, la côte de Cancale, les îles Chausey, Tombelaine et le Mont Saint Michel, le Mont Dol. Nous découvrons deux cabanes de Vauban qui servaient à surveiller la baie des contrebandiers et d’éventuels envahisseurs. Nous arrivons à Carolles-Plage après 9 kilomètres. Nous prenons le temps d’un petit café en terrasse, avant de rebrousser chemin. Lors du retour, de nombreux parapentistes viennent survoler les falaises. Nous passons juste en dessous de l’aire d’envol.

Thumbnail image Thumbnail image Thumbnail image Thumbnail image Thumbnail image

Nous profitons de la marée basse pour longer le bord de mer. Les dunes sableuses sont attaquées par les tempêtes hivernales et par endroits la plage laisse apparaître un sédiment argileux.
Champeaux
Tracé Sitytrail Carte IGN scanexpress 1/25000ème

Sous un soleil généreux, nous quittons la terre normande pour nous retrouver dans quelques jours au cœur de la fête maritime du Golfe du Morbihan.