Lundi 6 mai 2013

Pour cette septième édition de la semaine du Golfe, une grande parade était organisée pour accueillir tous les bateaux de la fête à l’entrée du Golfe. Celle-ci, ayant lieu un jour non férié, nous pouvions avoir l’espoir d’une faible participation de bateaux suiveurs et parasites. En effet, ce fut le cas et nous profitâmes d’une belle entrée des voiliers traditionnels dans la petite mer.

Nous mîmes nos kayaks à l’eau à la cale du Berchis en Larmor Baden pour rejoindre la pointe de l’île Longue. Ce point stratégique permet d’être à un des endroits les plus resserrés pour voir les bateaux, portés par le courant de la Jument, remonter en file indienne vers le fond du Golfe.
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Le Marité et un bélouga                                                                      La Recouvrance

Nous arrivâmes à la petite crique sableuse, deux bonnes heures avant le passage de la flotte. Nous étions seuls à profiter de la tiédeur du soleil et d’un panorama sur le goulet entre Port Navalo et Locmariaquer.

Quelques bateaux attardés remontaient le courant pour rejoindre la multitude de voiles colorées qui piaffait d’impatience aux abords de Méaban.

Puis notre solitude fût rompue par l’arrivée de trois autres kayakistes, bientôt suivi d’un groupe d’une douzaine d’autres et de deux caravelles. La petite plage était couverte de coques multicolores collées les unes aux autres.

Puis le spectacle commença, emmené par une goélette du pays invité d’honneur « Les Pays Bas » et du 12 m JI France.

Le vent favorable aura permis aux équipages d’envoyer toute la toile et aux voiliers d’arborer toute leur garde robe.

Nous reprîmes nos kayaks, embouchâmes le courant pour suivre les derniers bateaux de la parade jusqu’à l’île de Berder. Nous nous posâmes sur la plage en attendant la renverse de courant pour pouvoir revenir à notre point de départ. En longeant le port de Larmor Baden, nous pûmes admirer la flottille des voiles aviron qui venait passer leur soirée « équipage » au port.
Ile longue
Extrait carte IGN Tracé Geolives Editor 1/25000éme

Vendredi 10 mai 2013

Mise à l'eau : Cale de Barrarach SENE
Distance : 33 kilomètres
Temps : 6 heures

Les voiliers de travail partant du port de Vannes et les voiles aviron de Port Anna en Séné, la mise à l’eau devait se faire de la cale de Barrarach en Séné. Malgré le courant favorable, les voiliers tiraient des bords pour remonter vers la sortie du Golfe. Dans nos frêles coques, nos prenions les rafales de vent de face, mais nous pouvions, néanmoins rattraper la flottille qui nous avait devancée.

La Recouvrance, la Belle de Vilaine, la Bisquine nous montraient toute la beauté de leur gréement, en filant bord sur bord. Nous contournâmes l’île de la Jument pour passer entre la côte de Rhuys et l’îlot d’Er Lannic. Puis, selon les indications très approximatives de ma compagne, nous filâmes vers Port-Navalo où devaient se regrouper les voiles-aviron. La fatigue, dans les bras, commençait à se faire sentir. Nous dûmes forcer sur la pagaie pour contrer le vent debout, pour pouvoir sortir du Golfe et rejoindre la grande plage de Port-Navalo. A l’abri du vent, nous profitâmes de la pause déjeuner pour récupérer un peu de vitalité et attendre la marée montante.
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La flotille hollandaise dans le chenal du port de Vannes

Lorsque nos étraves débordèrent de l’anse de Port-Navalo, des vagues courtes, creusées par le vent et le courant, nous bousculèrent en tous sens.  Ballotés, secoués, agités, nous sortîmes au bout d’une dizaine de minutes de cette lessiveuse, puis nous nous laissâmes entraînés par le courant, en laissant sur bâbord l’île Longue, Gavrinis et Berder.

A l’approche de Port Blanc, nous posâmes nos pagaies sur une petite crique. Les bateaux de travail et les goélettes passèrent devant nous, avant de rejoindre leur port d’attache.
Le goulet fût franchi de manière assez sportive, salué par quelques plaisanciers complaisants. Il fallait évoluer entre les pneumatiques vombrissants, les navettes traversières et les voiliers traditionnels. Nous profitions d’un vent arrière soutenu et du courant pour nous propulser vers la rivière de Vannes. Les derniers milles nous permirent de naviguer de conserve avec quelques sloups et misainiers de la flotille des bateaux de travail jusqu’à Port-Anna.
Golfe2013
Extrait carte IGN Trace Geolives Editor 1/25000ème