Au pied du pont Saint Maurice qui enjambe la Laïta, le GR 34 prend ses marques pour longer les rives de ce fleuve. Le sentier suit le cours d’eau, soumis aux influences de la marée, sur les flancs d’un coteau boisé. Il serpente au gré des anses qui remontent dans les terres. Attention de ne pas suivre aveuglément, au cours d’une conversation, des chemins rectilignes qui s’enfoncent vers les villages alentours. Il faut suivre obstinément le bord de l’estran. Quelques bornes présentent des reproductions de tableaux impressionnistes. Nous sommes dans le pays de Gauguin et des peintres de Pont-Aven. Nombreux, comme Paul Sérusier, Henri Moret et Maxime Maufra, sont ceux qui ont séjourné au Pouldu, pour croquer les rives de La Laïta et de la côte sauvage.
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A son embouchure, la Laîta vient buter sur les bancs de sable créant une barre que ne peuvent franchir les bateaux. Un chenal d’accès, sur la côte ouest, permet d’accéder au port à marée montante ou de le quitter au jusant. La pointe de Fort Clohars est contournée et le chemin s’étire le long de la côte rocheuse, entrecoupé de plages de sable fin. Les rouleaux qui viennent mourir sur la grève font le bonheur des surfeurs.
Au port, la navette estivale permet de rejoindre la rive morbihannaise, en débarquant au ponton de Guidel plages. Mais, avant d’embarquer, une petite halte à la terrasse du café du port permet de jouir du spectacle des bateaux jouant dans les forts courants.
L’autre rive est une lande de bruyère et d’ajoncs. Le GR34 traverse la digue du moulin à marée de Beg Nénez, bâtisse du XVIIIéme constituée de trois bâtiments : la meunerie, le logement et la dépendance. Encore un kilomètre pour rejoindre le pont Saint Maurice et pour boucler cette balade entre mer et rivière.
Pouldu
Carte IGN Scan standard - Tracé Sitytrail sous Androïd