Dimanche 20 septembre 2015

Commune : Saint Armel (56)
Distance : 31 km
Temps : 5h15

La mise à l’eau s’effectue au pied de la cale du passage de Saint Armel à marée haute (11heures) avec un coefficient de marée faible (47).
Nous pointons l’étrave en direction de la côte de Séné. Nous longeons le bois de Montsarrac. Le soleil nous accompagne, le vent est aux abonnés absents et la mer est plate. Nous décidons de profiter d’une hauteur d’eau suffisante pour passer entre les îles de Boëd et Boëdic et l’estran sinagot. La transparence de l’eau permet de voir les zoostères naines qui parsèment le fond vaseux. Quarante centimètres d’eau nous suffisent pour progresser.
Nous doublons la petite chapelle de Boëdic, récemment restaurée, pour mettre le cap sur la commune d’Arradon en traversant le chenal de la rivière de Vannes.

Le courant est pratiquement nul et il ne nous aide pas dans notre progression. Notre route passe entre les deux îles Logoden (souris en breton), puis double la pointe du Trech sur l’île aux Moines. Après deux heures et quart de pagayage, nous nous arrêtons sur la grande plage de l’Ile aux Moines pour un pique-nique bien mérité.
Toute la côte ouest de l’Ile aux Moines défile sur notre gauche. A l’abord de la pointe du Nioul, le courant contraire se fait sentir. Nous rasons les cailloux pour profiter soit d’un contre courant, soit de l’absence de courant, et ce jusqu’à la pointe de Brannec.
Nous filons vers l’île d’Arz, en traversant une vaste étendue d’eau qui fait la joie des skieurs nautiques.
Une deuxième pause au 21ème kilomètres s’impose pour reprendre quelques glucides et profiter au maximum de cette belle journée d’arrière saison.
Lorsque nous repartons, la marée est à son plus bas. Les parcs à huîtres avec leurs poches surélevées se découvrent, laissant apparaître les chenaux de navigation. Les premières bernaches font leur apparition. Un groupe de cinq oies de Sibérie nous survole en formation serrée.
Aux abords de la pointe de Bernon, la hauteur d’eau est si faible que la bande molle frotte sur le sable coquillier. Néanmoins nous passons et nous retrouvons, aux abords de Piren, un peu de profondeur d’eau. La route est encore longue et les bras commencent à ressentir la fatigue.
La coque de nos kayaks glisse sur de longues herbes, les zoostères marines, jusqu’à la pointe de Béluré. A chaque coup de pagaie, nous provoquons la fuite de poissons qui laissent leur empreinte sous la forme d’oscillations à la surface.
Sans vent, sans courant, nous ne pouvons compter que sur la force de nos biceps pour rejoindre la cale de Saint Armel, encore distante de six kilomètres.
Pourtant les teintes et les couleurs de cette fin de journée sont remarquables de beauté, mais la lassitude tend à l’emporter. Bouée verte, puis bouée rouge, et enfin le passage en vue.
Quelques objets bruyants nous ont distraits de la quiétude retrouvée après une saison estivale toujours agitée. Le golfe a retrouvé sa sérénité. A nouveau, les oiseaux migrateurs vont envahir les vasières et remplacer de leur caquètement le vrombissement des hors-bords.

GolfeCarte IGN Scan standard 1/25000ème - tracé Géolives sur Quechaphone